Quatrième de couverture
Il n'est pas facile de parler de Shoah. Il y a de la magie dans ce film, et la magie ne peut pas s'expliquer. Nous avons lu, après la guerre, des quantités de témoignages sur les ghettos, sur les camps d'extermination ; nous étions bouleversés. Mais, en voyant aujourd'hui l'extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n'avons rien su. Malgré toutes nos connaissances, l'affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, dans notre coeur, notre chair. Elle devient la nôtre. Ni fiction ni documentaire, Shoah réussit cette re-création du passé avec une étonnante économie de moyens : des lieux, des voix, des visages. Le grand art de Claude Lanzmann est de faire parler les lieux, de les ressusciter à travers les voix, et, par-delà les mots, d'exprimer l'indicible par des visages. [...] La construction de Claude Lanzmann n'obéit pas à un ordre chronologique, je dirais - si on peut employer ce mot à propos d'un tel sujet - que c'est une construction poétique. Jamais je n'aurais imaginé une pareille alliance de l'horreur et de la beauté. Certes, l'une ne sert pas à masquer l'autre, il ne s'agit pas d'esthétisme : au contraire, elle la met en lumière avec tant d'invention et de rigueur que nous avons conscience de contempler une grande oeuvre. Un pur chef-d'oeuvre.
Biographie de l'auteur
Né à Paris le 27 novembre 1925, Claude Lanzmann fut un des organisateurs de la Résistance au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand en 1943. Il participa à la lutte clandestine urbaine, puis aux combats des maquis d'Auvergne. Il est médaillé de la Résistance, chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite. Lecteur à l'Université de Berlin pendant le blocus de Berlin, il rencontre en 1952 Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, dont il devient l'ami. Il n'a jamais cessé depuis lors de collaborer à la revue Les Temps modernes : il en est aujourd'hui le directeur. Jusqu'en 1970, il partage son activité entre Les Temps modernes et le journalisme, écrivant de nombreux articles et reportages, vivant sans contradiction sa fidélité à Israël, où il s'est rendu pour la première fois en 1952, et son engagement anticolonialiste. Signataire du Manifeste des 121, qui dénonçait, en appelant à l'insoumission, la répression en Algérie, il fut l'un des dix inculpés ; il dirigea ensuite un numéro spécial des Temps modernes de plus de mille pages consacré au " Conflit israélo-arabe ", dans lequel, pour la première fois, Arabes et Israéliens exposaient ensemble leurs raisons, et qui demeure aujourd'hui encore un ouvrage de référence. En 1970, Claude Lanzmann se consacre exclusivement au cinéma : il réalise le film Pourquoi Israël, destiné en partie à répondre à ses anciens compagnons des luttes anticolonialistes qui se refusaient à comprendre qu'on puisse, ayant voulu l'indépendance de l'Algérie, vouloir la survie d'Israël. Cette œuvre présentait d'Israël une image vraie et non manichéenne. Elle obtint dans le monde entier un succès public considérable. La première eut lieu aux États-Unis, au Festival de New York, le 7 octobre 1973, quelques heures après le déclenchement de la guerre du Kippour. Claude Lanzmann a commencé à travailler à Shoah au cours de l'été 1974 ; la réalisation du film l'a occupé à plein temps pendant onze ans. Dès sa sortie dans le monde entier, à partir de 1985, ce film a été considéré comme un événement majeur, historique et cinématographique tout à la fois. Le retentissement de Shoah n'a pas, depuis, cessé de croître. Des milliers d'articles, d'études, de livres, de séminaires dans les universités lui sont consacrés. Shoah a obtenu les plus hautes distinctions et a été couronné dans de nombreux festivals. Après Pourquoi Israël et Shoah, Tsahal a été le dernier volet de la trilogie de Claude Lanzmann, qui portait cette œuvre en lui depuis l'origine.
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说实话,一开始翻开这本书时,我对它的期望值是持保留态度的,毕竟涉及到宏大叙事时,很容易陷入空洞和说教的窠臼。然而,这本书的叙事视角极其个人化,它仿佛将读者变成了一个隐形的观察者,潜入了那些看似平凡的生命轨迹之中。作者对人物内心活动的刻画入木三分,即便是最微小的恐惧、最隐秘的希望,都被他用近乎手术刀般的精确度剖析开来。我尤其被其中几段心理独白所震撼,它们不是那种戏剧化的歇斯底里,而是一种渗透到骨髓里的、近乎麻木的清醒。这种对“内在真实”的执着探索,使得整部作品的质感非常厚实,读起来很有“分量感”。它没有炫技般的复杂的句式堆砌,语言风格整体趋于冷静、克制,但这种克制本身就蕴含着巨大的情感张力,像是一座蓄势待发的火山,喷发只是时间问题。阅读体验是压抑但又极具净化力量的,读完之后,感觉自己对人性复杂性的理解又向前迈进了一步。
评分这本书的结构如同一个精密的万花筒,每一次转动,都会呈现出不同的图案,但所有的碎片最终都指向一个核心的意象。我注意到作者巧妙地运用了不同时空场景的快速切换,这种跳跃感非但没有造成阅读的混乱,反而像是一种蒙太奇手法,将过去和现在的碎片信息并置,从而增强了历史的宿命感和紧迫感。它不是那种可以让你在通勤路上轻松消磨时间的作品,它要求你全神贯注,甚至需要搭配一些背景资料来辅助理解。我曾专门去查阅了书中提到的几个地理坐标和历史事件,才真正体会到作者铺陈的细节之庞大和严谨。这绝不是一部轻松的读物,它的阅读过程本身就是一种智力上的挑战和情感上的负重,但正是这种深度和广度,才使得它脱离了一般的文学作品范畴,更像是一部用文学语言写就的史诗。它对记忆与遗忘、存在与虚无的探讨,达到了令人起敬的高度。
评分从纯粹的文学技巧角度来看,这本书的文字韵律感非常特别。它时而像一首古老的民谣,节奏缓慢,充满着地域性的口吻和语气;时而又骤然转变为一种尖锐、近乎新闻报道般的冷静叙述,笔锋犀利得让人措手不及。我感觉作者在行文过程中,一直在玩弄“距离”这个概念——有时是极近的亲密视角,仿佛能触摸到人物的呼吸;有时又是极其疏离的、俯瞰一切的上帝视角。这种拉扯感使得故事始终保持着一种动态的张力,读者既能共情,又不会完全沉溺其中而失去判断力。特别是那几处用诗歌体裁穿插进去的章节,虽然篇幅不长,却像黑夜中的几盏孤灯,瞬间点亮了整个黑暗的场景,提供了另一种审视残酷现实的维度。这本书的语言本身就是一件艺术品,它的雕琢痕迹清晰可见,但绝不矫揉造作,而是为表达核心主题服务的最有效工具。
评分这本小说初读之下,便有一种沉重而复杂的情绪扑面而来,它像是打开了一个尘封已久的箱子,里面装满了历史的碎片和人性的挣扎。作者的叙事手法极为高超,他并非直白地讲述一个故事,而是通过一系列交织的人物侧写和环境描摹,构建起一个令人难以回避的氛围。我尤其欣赏他对细节的捕捉,那些微不足道的日常物件,在特定的情境下,却承载了惊人的重量感。例如,对一扇老旧木门上斑驳油漆的描绘,仿佛能从中窥见岁月的侵蚀和无声的控诉。阅读过程中,我常常需要停下来,深吸一口气,才能继续前行,这并非因为文字晦涩难懂,而是因为它所触及的领域太过敏感和深刻,迫使读者不得不正视那些被时间试图掩盖的真相。这本书的魅力在于其留白之处,它不急于给出明确的结论,而是将解读的权利交给了每一个读者,让人在合上书本之后,仍能持续地在脑海中进行一场漫长的对话。这种开放性,使得每一次重读都可能带来全新的体悟,可以说是经久不衰的佳作。
评分我花了相当长的时间来消化这本书的整体基调,因为它在处理悲剧时,展现出一种罕见的、近乎哲学思辨的冷静。它没有试图去美化苦难,也没有陷入无谓的控诉,而是专注于描摹“如何在失去一切之后继续生活”这一命题。我最欣赏它的一点是,它拒绝了廉价的情感宣泄,所有强烈的情感表达都建立在坚实的逻辑和充分的铺垫之上,因此爆发时才显得如此真实可信。书中的几位核心人物,他们的选择和困境,在现实世界中似乎有着千丝万缕的联系,让人产生强烈的代入感和思考欲:我们面对极端环境时,究竟会做出何种选择?作者没有给我们一个标准的答案,他只是提供了一面镜子,让我们看到了人类精神结构中最坚韧也最脆弱的部分。这本书的价值,不仅在于它记录了历史的某个侧面,更在于它提供了一种面对复杂人性和不完美世界的成熟态度。
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